CPI : 25 ans de prison requis contre l’ancien vice-président congolais Bemba

Jean-BembaLa procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda  a requis « un minimum de 25 ans » de prison contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, poursuivi par la Cour pour les meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003.
 
Pour la procureure, « une telle condamnation serait proportionnelle à la gravité des crimes commis par M. Bemba et à son degré de culpabilité ».
 
« M. Bemba n’a pas participé à ces crimes, il n’était même pas dans pays », a affirmé l’avocat de la défense, Peter Haynes. « Sa culpabilité vient du fait qu’il n’a pas réussi à contrôler une petite partie de ses troupes à des milliers de kilomètres ».
 
Lors du procès, M. Haynes avait argué que M. Bemba n’avait donné aucun ordre à ses troupes en Centrafrique, mais les juges ont estimé que l’ancien vice-président, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, était bel et bien « en contact constant » par téléphone, radio ou téléphone satellite avec ses troupes.
 
Le 21 mars dernier, au terme d’un procès qui s’est ouvert en novembre 2010, la CPI avait reconnu l’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Deux grandes circonstances aggravantes doivent être prises en considération dans le prononcé de la sentence selon l’accusation: les crimes ont été commis contre des « victimes particulièrement vulnérables » et avec « une cruauté toute particulière » a affirmé Jean-Jacques Badibanga, représentant du bureau du procureur.
 
En octobre 2002, quelque 1.500 hommes du Mouvement de libération congolais (MLC), milice de M. Bemba, s’étaient rendus en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

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