Le Djibouti se dote d’un nouveau document stratégique pour lutter contre l’excision

excismeLe ministère de la Femme de Djibouti, vient de présenter une nouvelle stratégie pour accélérer l’abandon de toute forme d’excision pour la période de 2018 à 2022. La nouvelle stratégie sera soumise dans les prochains jours, au parlement pour adoption.

Réalisée en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), cette nouvelle stratégie va constituer le socle des actions du gouvernement djiboutien, dans la lutte pour le respect de l’intégrité physique des petites filles du pays. Elle se veut être également la référence nationale pour la promotion et la protection des droits des enfants.

Par ailleurs, le nouveau texte prend en considération les leçons apprises et les obstacles rencontrés lors de la mise en œuvre d’actions précédentes, et plus particulièrement de la stratégie nationale quinquennale 2007-2011. Il a été élaboré avec une approche participative qui a permis l’implication de tous les acteurs institutionnels du pays, la société civile ainsi que les communautés des régions de l’intérieur.

« Malgré la tendance baissière des pratiques des MGF, son évaluation a par ailleurs mis en exergue que le risque de la médicalisation de la pratique reste encore élevée, que certaines zones ne sont pas couvertes par des activités de sensibilisation et que certains acteurs clés restent inactif sur ce sujet», a déclaré la ministre djiboutienne de la Promotion de la Femme, Moumina Houmed Hassan.

Le Djibouti fait partie des pays où l’excision fait encore partie des pratiques traditionnelles. Selon un rapport de l’UNICEF publié en février 2016, cette pratique néfaste demeure toujours un problème d’envergure mondiale.

«Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales dans 30 pays », note le rapport. Les pays où l’on trouve les plus fortes prévalences des MGF sont la Gambie (56%), la Mauritanie (54%) et l’Indonésie. En somalie, en Guinée et en Djibouti, les femmes de 15 à 49 sont les plus touchées par la pratique.

 

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