Maroc-UA : Mohammed VI appelle à une action urgente pour mettre fin au drame de la migration

Le Roi Mohammed VI du Maroc a soumis au 30è Sommet de l’Union Africaine (UA), l’Agenda Africain pour la Migration dans lequel il propose un mode de gestion des flux migratoires, suivant une démarche fondée sur des politiques nationales, une coordination sous-régionale, une perspective continentale et un partenariat international.

Le Souverain marocain a décliné les grandes lignes de cet agenda, dans un message adressé à ses pairs africains réunis ces dimanche et lundi 28 et 29 janvier à Addis-Abeba, et dont lecture a été donnée ce lundi devant le sommet de l’UA, par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani.
Pour le Roi du Maroc, cet Agenda suppose un changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration, ainsi qu’une volonté politique réelle des Etats, qui ont chacun intérêt à ce que la migration se fasse dans la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains.

 »Cet Agenda doit tendre à faire de la migration un levier de co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud, et un vecteur de solidarité’’, suggère le Souverain, précisant que face au drame de la migration africaine,  »il est de notre devoir d’agir’’, dans un esprit d’entière solidarité.

 »Depuis 2015, plus de 6200 migrants africains ont perdu la vie en Méditerranée. Pour que les morts des femmes, des enfants et des hommes à Lampedusa et les pratiques immondes en Libye n’aient pas été vaines, il est de notre devoir d’agir !’’, a insisté le souverain marocain.

Le Roi Mohammed VI a de même souligné qu’il plus que jamais temps que « notre continent traite la Migration dans un esprit d’entière solidarité », précisant que «notre sagesse collective sera notre principal atout pour la mise en œuvre de l’Agenda Africain pour la Migration’’.

Pour le Roi du Maroc, la migration ramenée à ses proportions réelles, loin des mythes qui en projettent une image scandaleusement déformée, est  »un enjeu planétaire et crucial pour notre continent’’.

Cette question, a-t-il dit, mérite donc,  »une nouvelle approche afro-centrée conciliant le réalisme, la tolérance et la primauté de la raison sur les peurs».

 

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