48 suspects en relation avec les attentats anti-coptes en Egypte bientôt jugés

Quanrante-huit personnes soupçonnées d’être impliquées dans des attaques contre trois églises coptes depuis décembre en Egypte, revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), vont bientôt comparaitre devant un tribunal militaire, pour être jugées, a annoncé ce dimanche, le parquet égyptien.

Dans un communiqué data de dimanche, le parquet indique que les 48 accusés, dont 31 se trouvent actuellement derrière les barreaux, seront jugés pour ces attentats, ainsi que pour la mort de huit policiers en janvier dernier, dans l’attaque d’un poste de contrôle dans le sud-ouest du pays.

Ils devront notamment répondre de « meurtre et tentative de meurtre », « fabrication et possession de ceintures et d’engins explosifs, ainsi que d’armes et de munitions », mais aussi d’« appartenance au groupe terroriste Daech », acronyme en arabe de l’EI.

Selon le texte du parquet, les accusés dirigeaient ou appartenaient à « deux cellules » rattachées à l’EI, au Caire et dans la province de Qena, dans le sud de l’Egypte. Ils avaient suivi « un entraînement militaire dans des camps de l’EI, en Libye et en Syrie », poursuit le texte.

Le 9 avril dernier, en pleine célébration du dimanche des Rameaux, des kamikazes de l’EI avaient pris pour cibles, deux églises du nord de l’Egypte, à Tanta et à Alexandrie, faisant 45 morts. En décembre 2016, 29 personnes avaient été tuées dans une attaque similaire contre une église du Caire.

Depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, une branche locale de l’EI mène aussi régulièrement des attaques contre la police et les militaires, notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Et ces derniers mois, le groupe extrémiste sunnite s’était engagé à multiplier les attaques contre la minorité copte orthodoxe du pays, qui représente environ 10% des 90 millions d’Egyptiens.