La faune marine menacée par la pêche illégale en Somalie

Somalie-pecheLa Fondation « One Earth Future », dénonce la pêche illégale, non déclarée et non règlementée, pratiquée dans les eaux somaliennes par des bateaux étrangers.
Dans un rapport publié ce lundi, dans le cadre de la campagne « Oceans Beyond Piracy » (les océans au-delà de la piraterie), « One Earth Future » explique que les bateaux de pêche étrangers qui pratiquent la pêche industrielle font des captures de plus de 132.000 tonnes de poissons chaque année, alors que le volume de la pêche artisanale locale ne dépasse pas les 40.000 tonnes.
« Une surexploitation qui est en train de réduire les réserves de poissons, et menace la faune maritime au large de la Somalie et par ricochet la sécurité maritime », lit-on dans ce rapport intitulé « Sécuriser les pêcheries de la Somalie », et produit par « Secure Fisheries » (pêcheries sécurisées).
Le document indexe l’Iran et le Yémen qui ont la plus forte présence dans les pêcheries somaliennes. Les navires de pêche en provenance d’Europe et d’Asie débarquent les captures les plus importantes, précise « One Earth Future ».
« La pêche étrangère dans les eaux somaliennes est un problème qui dure depuis plusieurs décennies », note le rapport, qui ajoute que dans les années 1990, la pêche illégale était une justification pour les attaques des pirates dans les eaux somaliennes.
Selon John Steed, le responsable régional des Pêcheries sécurisées pour la Corne de l’Afrique, « la pêche illégale a été le prétexte utilisé par les gangs criminels pour passer du protectionnisme au vol à main armée et à la piraterie ».
Et même si les pirates somaliens ont rapidement tourné leur intérêt vers des navires plus lucratifs, tels que les paquebots et pétroliers, la piraterie semble avoir poussé plusieurs navires à fuir la zone au milieu des années 2000, souligne « Sécuriser les pêcheries de la Somalie ». Mais récemment, cette tendance a été inversée, apprend-t-on.
Le retour à la case de départ fait planer « un danger réel de reprise de l’ensemble du cycle de la piraterie », s’inquiète John Steed.

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