L’Organisation mondiale de la santé (OMS) intensifie la coordination régionale pour soutenir la riposte contre l’épidémie » Ebola » qui frappe la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Les zones sanitaires de Mongbwalu, Rwampara et Bunia restent les plus touchées, avec des cas confirmés, des décès suspects et plusieurs contaminations parmi les personnels de santé. Selon l’OMS, l’insécurité persistante, les activités minières et les déplacements de populations compliquent fortement les opérations de terrain et augmentent les risques de propagation vers les pays voisins.
Afin de renforcer la riposte, l’Organisation mondiale de la santé a réuni plus de 220 participants issus des ministères de la Santé, d’Africa CDC, d’agences onusiennes, d’ONG humanitaires et d’instituts de recherche. L’objectif est d’harmoniser les interventions et de renforcer les dispositifs de préparation dans toute la région.
Des experts supplémentaires en épidémiologie, logistique, analyses de laboratoire et mobilisation communautaire sont actuellement déployés pour appuyer les autorités congolaises. L’OMS fournit également du matériel d’urgence destiné à améliorer la surveillance sanitaire, les soins cliniques et la prévention des infections.
Médecins Sans Frontières (MSF) soutient déjà les centres d’isolement et les mesures de contrôle sanitaire à Bunia et Mongbwalu. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) prévoit des ponts aériens entre Kinshasa et Bunia pour accélérer l’acheminement du matériel médical.
Les autorités sanitaires régionales renforcent aussi les contrôles aux frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud, tandis que plusieurs pays africains activent leurs plans de prévention afin d’éviter une propagation transfrontalière du virus.
