Le Ghana et la Côte d’Ivoire résolus à défendre leurs producteurs de cacao sur toute la chaîne de valeur de la filière

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, les deux principaux producteurs mondiaux de fèves de cacao, souhaitent ratisser large à l’échelle continentale et internationale, pour défendre les droits et intérêts de leurs producteurs, d’après une série de publications de la diplomatie ghanéenne ce jeudi 18 juin, à l’issue du Sommet ad hoc tenu le 16 juin dernier, à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Le Sommet d’Abidjan consacré à l’«Initiative Cacao» a réuni les Présidents ivoirien, Alassane Ouattara et ghanéen, John M. Dramani, et intervient huit ans après la «Déclaration d’Abidjan de mars 2018».

Ce cadre bilatéral a permis de «réaffirmer la volonté commune des deux géants mondiaux de la filière d’exercer un pouvoir de marché cohérent et de sécuriser les revenus de leurs planteurs», explique la diplomatie du Ghana.

Les travaux du sommet ont été sanctionnés par l’adoption d’une «Déclaration conjointe», dont lecture a été donnée par le ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné et à travers laquelle Abidjan et Accra se déclarent dorénavant engagées «à harmoniser leurs politiques de prix d’achat bord champ», a précisé la diplomatie ghanéenne.

Par ailleurs, les deux Etats ont décidé de placer leurs producteurs de cacao au «cœur de la chaîne de valeur et du partage des bénéfices, de renforcer leur coopération scientifique et d’élargir l’«Initiative Cacao» à d’autres pays africains afin de maximiser leur pouvoir de négociation sur les marchés mondiaux» d’une part et d’autre part, de «répondre ensemble aux nouvelles exigences réglementaires» dans la cacaoculture mondiale.

John Dramani Mahama a saisi cette occasion pour saluer le succès de ce partenariat stratégique entre le Ghana et la Côte d’Ivoire et appelé à privilégier fermement «la coopération plutôt que la compétition».

Les deux pays africains concentrent à eux seuls, plus de 60% de la production mondiale de cacao, et près de 80% à l’échelle du continent africain.