Reporters sans frontières note un contraste dans la liberté de la presse en Afrique

Le classement mondial 2018 de la liberté de la presse réalisé par l’ONG Reporters sans Frontières (RSF), révèle une «situation contrastée» en Afrique, où, pendant que d’autres pays font des avancées notables dans ce domaine, d’autres régressent.

Selon ce classement, le Ghana se classe premier en Afrique en matière de liberté de la presse, en occupant le 23ème rang mondial, suivi de la Namibie (26e), de l’Afrique du Sud (28e) ou du Cap Vert (29e). Ces «bons élèves» du continent noir devancent même la France, qui est classé 33ème mondiale.

Mais la situation reste très contrastée sur le continent, où les journalistes sont encore régulièrement victimes d’intimidations, d’agressions ou d’arrestations, note RSF. Elle cite pour preuve, l’arrestation récente de la journaliste Samira Sabou à Niamey qui couvrait la dernière manifestation contre la loi des finances.

Au Togo (86e), Emmanuel Sodji, correspondante d’une chaîne de télévision internationale, s’est vue retirer son accréditation à la suite de ses reportages sur les rassemblements de l’opposition. Des incidents en Guinée (104e), au Tchad (123e) et au Niger (63e) entravant l’exercice du métier de journaliste, ont également été évoqués.

Mauvais résultat pour le Maghreb, où les grandes nations n’ont pas pu se démarquer de leurs voisins subsahariens. RSF classe la Tunisie 97ème, en raison de la transition démocratique toujours en cours dans le pays, et qui ne garantit pas encore une pleine liberté de l’information.

Le Maroc n’a pas pu faire mieux que la 135ème place, en raison d’une année 2017 marquée par de fortes pressions judiciaires sur les journalistes, note affirme RSF. Chez le voisin algérien (136e), l’ONG estime que depuis les dernières élections présidentielles, la liberté de l’information demeure fortement menacée.

Dans son classement, RSF place 21 pays dans le lot des pays en situation «très grave». C’est le cas de l’Egypte (161e) que l’ONG qualifie d’«une des plus grandes prisons du monde pour les journalistes», de Djibouti (173e), du Soudan (174e) et de l’Erythrée qui occupe l’avant-dernière place devant la Corée du Nord (180e).

 

 

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